1. Lunette droite ou coudée
Chaque type de longue-vue a ses propres avantages et inconvénients. Natuurkijkers.be recommande une longue-vue à vision directe lorsque l'utilisateur privilégie la photographie à l'observation. Il est facile de l'orienter vers le sujet et, si nécessaire, de le suivre tout en photographiant. Avec une lunette à oculaire incliné, il faut plus d'expérience pour garder le sujet dans le cadre.
Avec une lunette à oculaire droit, le trépied doit être réglé plus haut qu'avec une lunette à oculaire incliné lorsque l'on observe debout. De plus, la stabilité du trépied diminue et les vibrations augmentent. Par exemple, si l'on souhaite observer et/ou photographier un oiseau en vol, cela devient un peu plus difficile avec une longue-vue à oculaire droit. En effet, il faut en quelque sorte se placer sous la longue-vue, avec toutes les conséquences que cela implique pour le cou et le dos. La colonne centrale peut être légèrement surélevée, mais cela nuit à la stabilité.
Pour les ornithologues pour qui l'observation prime, Natuurkijkers.be recommande une longue-vue à visée inclinée. Le trépied peut être maintenu dans une position relativement basse et l'observateur regarde confortablement dans l'oculaire. Au début, il n'est pas si facile de viser un objet, car l'observation se fait sous un certain angle.
2. Le choix difficile de la longue-vue
Lorsqu'on opte pour un objectif de plus grand diamètre, la quantité de lumière captée augmente, ce qui réduit considérablement les temps d'exposition. Ce rendement lumineux constitue un avantage majeur. En revanche, le poids peut être perçu comme un inconvénient. Les longues-vues plus grandes comportent davantage de verre et des prismes plus imposants.
Certaines longues-vues présentent des aberrations chromatiques. Ce décalage de couleur est un défaut optique des lentilles et des systèmes de lentilles. Ce défaut est dû au fait que la lumière, composée de différentes longueurs d'onde, n'est pas réfractée de la même manière sur les surfaces des lentilles. La cause en est la dispersion, une propriété intrinsèque du verre. Les télescopes HD, en fluorite ou ED ne présenteront pas ou peu d'erreurs chromatiques.
3. Le trépied
Le trépied est sans doute l'un des éléments les plus sous-estimés du système. Si vous utilisez une longue-vue plus grande et plus lourde, un trépied robuste est vivement recommandé. Un bon trépied permet de réduire les vibrations perceptibles. Les vibrations se traduisent par un flou de mouvement sur la photo.
4. La tête du trépied
La qualité, la maniabilité et le poids de la tête ont une importance certaine en digiscopie. Une tête légère sera capable de soutenir un télescope lourd (avec ou sans appareil photo). Il est également important que la tête ne glisse pas pendant la prise de vue. Une tête permettant de régler correctement la pression sur les axes horizontal et vertical est indispensable !
5. Le stabilisateur
Un appareil photo reflex présente l'inconvénient d'avoir un boîtier assez lourd. L'observateur est quelque peu déséquilibré et a tendance à se pencher en arrière. Une bonne tête peut aider, mais c'est un stabilisateur qui apporte la solution. Le centre de gravité est déplacé, ce qui permet d'équilibrer l'ensemble du système.
6. Vignettage
Avec les appareils photo compacts et les smartphones, on est surtout confronté au problème d'une surface de film trop petite pour la pupille de sortie. Au grossissement le plus faible, on obtient à la fois la plus grande pupille de sortie, le plus de lumière et le moins de vignettage.
Pour résoudre ce problème, il faut zoomer davantage avec l'appareil photo jusqu'à ce que toute la surface du film soit exposée. Moins il faut zoomer, meilleur est le résultat. L'utilisation d'un zoom
trop important présente plusieurs inconvénients :
- La distance focale augmente à mesure que l'on zoome, ce qui allonge considérablement les
temps d'exposition. - Les vibrations sont capturées beaucoup plus rapidement.
7. Autres outils sympas
Le flou de mouvement n'est pas uniquement dû à un trépied ou une tête de trépied de mauvaise qualité. Les réglages de l'appareil photo ont tout autant d'influence sur le résultat. On sous-estime souvent que le fait d'appuyer sur le déclencheur peut provoquer un mouvement. Un déclencheur à câble peut éviter cela. De nos jours, certains appareils photo peuvent déjà être commandés depuis une application sur smartphone. Profitez-en !
8. Les adaptateurs
Un adaptateur pour l'appareil photo est nécessaire pour plusieurs raisons :
- Centrer le milieu de la matrice de l'appareil photo par rapport au centre de la pupille de sortie.
- Aligner parfaitement le plan de l'image de l'appareil photo avec le plan de l'image de l'observateur.
- Pour capter le moins de lumière parasite possible.
- Pour pouvoir passer rapidement de l'observation à la photographie et inversement.
Les fabricants proposent des adaptateurs faciles à utiliser pour tous les types d'appareils photo. ATTENTION : tous les appareils photo, smartphones ou autres appareils ne peuvent pas être connectés. Demandez conseil à Natuurkijkers.be !
9. Connaissances en retouche d'image
Les photos prises peuvent souvent être retouchées. Il suffit parfois de régler correctement les niveaux, d'ajouter un peu de contraste ou éventuellement d'améliorer la netteté.
Ces modifications peuvent être appliquées à une photo bien exposée. Dans le cas de photos surexposées, une grande partie de l'information a disparu. Cette information ne peut pas être récupérée. Les photos trop sombres génèrent trop de bruit lors du traitement. Un bon départ est indispensable.
10. S'entraîner chez soi
La digiscopie ne s'apprend pas du jour au lendemain ! Ne partez pas tout de suite dans la nature sans une bonne connaissance de l'appareil photo et du fonctionnement du télescope. Cela ne ferait que vous stresser inutilement. La digiscopie doit être et rester un loisir. C'est en forgeant qu'on devient forgeron !
Le mieux est de commencer par s'entraîner avec un objet fixe dans le jardin. Comme l'objet ne bouge pas, il n'y a pas de risque de flou. Cela permet de découvrir les capacités de l'appareil. Il est également important de voir comment l'appareil réagit lorsque la luminosité varie. En testant vous-même différents réglages, vous acquerrez une meilleure compréhension qui vous permettra, plus tard, d’anticiper rapidement une photo mal exposée dans des conditions difficiles.
Une fois que tout cela fonctionne, vous pouvez passer aux objets en mouvement. C'est là qu'intervient la difficulté de faire la mise au point lors de la prise de vue. Retenez bien le sens de rotation de la molette de mise au point pour faire la mise au point de près ou de loin.
Une fois que vous aurez réussi à prendre de belles photos chez vous, vous aurez suffisamment d'expérience pour passer à l'étape suivante : la nature !
Bonne chance de la part de OpticaNatura.be !